L'industrie maritime mondiale confrontée à des problèmes de sécurité
En cas de problèmes de sécurité maritime.
En 2021, le blocage du canal de Suez par le navire Evergreen a considérablement affecté l'industrie maritime. Deux ans plus tard, dans un paysage sociopolitique différent, de nouvelles inquiétudes se font jour quant à un éventuel blocage du détroit de Bab al Mandeb, qui aurait un impact sur les prix du pétrole et du carburant. Les rebelles houthis du Yémen, engagés dans un conflit régional lié à Gaza, ont attaqué des navires en représailles contre Israël. Les principales compagnies maritimes ont temporairement cessé leurs activités dans cette zone vitale. En réaction, les États-Unis ont annoncé la formation de la coalition "Guardian of Prosperity" (Gardiens de la prospérité) pour protéger les navires dans ces eaux.
Où se trouve le détroit de Bad al Mandeb ?
Le détroit de Bad al Mandeb, qui s'étend entre les côtes de l'Érythrée et de Djibouti à l'ouest et la côte du Yémen à l'est, relie l'océan Indien à la mer Rouge, laquelle est reliée à la Méditerranée par le canal de Suez. La route maritime passant par Suez et Mandeb est la plus courte de toutes celles qui relient l'Asie et l'Europe par la mer. Le détroit menacé par les Houthis est donc une enclave commerciale internationale essentielle. La plupart des exportations de pétrole et de gaz en provenance du golfe Persique empruntent cette voie. Un blocus pourrait obliger les navires européens à contourner l'Afrique ou à naviguer dans l'océan Arctique, ce qui entraînerait une hausse des prix du carburant. En témoigne la hausse de 1 % du prix du pétrole à la suite de l'annonce par British Petroleum d'ajustements des itinéraires d'approvisionnement.
Pourquoi s'attaquent-ils à ce détroit et à son impact sur l'industrie maritime ?
Les Houthis, groupe politico-religieux similaire au Hezbollah, sont un groupe chiite zaïdite yéménite engagé dans un conflit de longue date contre le gouvernement du Yémen et l'Arabie saoudite. Ils contrôlent le nord-ouest du pays, y compris la capitale Sanaa et le littoral de la mer Rouge. Les Houthis se sont soulevés en 2004 pour renverser le président Saleh, avant d'être mêlés au printemps arabe et à la guerre civile qui s'en est suivie. Le conflit, auquel participe une coalition dirigée par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, a fait près de 377 000 morts et provoqué une crise humanitaire touchant 14 millions de Yéménites.
Les Houthis ne forment pas un bloc politique compact et il existe des désaccords constants entre leurs chefs militaires et religieux. On sait que le groupe reçoit des fonds et des armes du Hezbollah et de l'Iran, qui font partie de ce que l'on appelle "l'axe de la résistance chiite", une alliance politico-religieuse opposée aux États-Unis, à Israël et aux pays salafistes comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Les combats contre ces deux pays arabes durent depuis 2015. Cette année, d'importantes négociations ont eu lieu entre les Saoudiens et les Houthis pour mettre fin au conflit. Les Houthis, qui s'opposent à l'intervention d'Israël, ont attaqué des navires et continueront à lancer des roquettes malgré les déclarations des États-Unis.
Conséquences pour l'industrie maritime
Les conséquences du conflit s'étendent au-delà de la région immédiate. Le trafic du canal de Suez a diminué de 35 %, ce qui a eu un impact sur le commerce asiatique et a entraîné des retards dans les réponses. Les navires sont contraints de passer par le cap de Bonne-Espérance en Afrique au lieu du canal de Suez. Cette nouvelle route allonge la durée du voyage de sept à trente jours, ce qui ralentit le commerce et augmente le prix des marchandises.
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